La Biennale des Antiquaires

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Ça y est on est en septembre, qui dit rentrée, dit aussi rentrée artistique ! On commence les festivités avec la Biennale des antiquaires, désormais annuelle. Pour moi, toute première fois ! Je n’ai pas vraiment de points de comparaison, mais elle a tout les atouts pour conquérir les collectionneurs.

Mise en place depuis 1956, la Biennale des antiquaires est la plus ancienne des foires et salons internationaux. La est assez courte (une semaine) et le nombre de marchands assez resserré: 94 exposants, contre 123 l’an passé.

J’ai pu donc découvrir quelque 5000 œuvres : des objets d’art et du mobilier ancien qui demeurent un des points forts de la manifestation, une sélection de tableaux anciens, un très beau choix d’œuvres d’art moderne, de l’archéologie et de l’art islamique ainsi que des objets d’arts d’Asie et d’arts premiers. Gros manque : pas, voir très peu d’art contemporain.

Même si la Biennale de Paris est moins étoffée et moins internationale que Tefaf Maastricht, on ne peut pas dire qu’elle ne joue résolument pas la carte du luxe et de la qualité. A son habitude, l’événement s’est tenu en plein cœur de Paris au sein du Grand Palais, une scénographie et un décor signés Nathalie Crinière et Jacques Garcia (créateur des concepts intérieurs de la tour Montparnasse, des hôtels du groupe Méridien ou encore du Royal Monceau à Paris et de l’hôtel La Mamounia à Marrakech).

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Plein feu sur la Collection Barbier-Mueller

Le plus, une exposition dédiée aux Collections Barbier-Mueller: 110 ans de passion. Organisée en hommage au Genevois Jean-Paul Barbier-Mueller, disparu en fin d’année dernière, celle-ci réunit 130 objets collectionnés par Monique et Jean Paul Barbier-Mueller, leurs enfants et petits-enfants.

Outre les chefs-d’œuvre d’art tribal réunis par les parents, l’exposition au sein de la Biennale propose deux grands corners avec une sélection de pièces issues des collections des descendants: monde des samouraïs (collectés par Gabriel), numismatique et peinture du XVIIIe (Stéphane), art contemporain (Thierry) et éditions originales des XVIIe et XVIIIe siècles (Diane). A la découverte de ces pièces j’ai pu faire un étonnant voyage à travers le temps. J’ai donc croisé le tableau “Tête (d’après Picasso)” peint par Andy Warhol ou l’huile sur papier “Etude pour le portrait de Gertrud Mueller” de Ferdinand Hodler ou encore le petit Jeff Koons.

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Les designers en vogue

Evidemment, niveau mobilier on est servit, plusieurs galeries ont montré des pièces magnifiques mais classiques également ; la Galerie Chastel-Maréchal se consacre à la redécouverte des grands créateurs français du XXe siècle, plus particulièrement des années 1930 à 1970. Sur son stand, elle présente un ensemble de Paul Dupré-Lafon, dont un bureau gainé de cuir rouge et de parchemin ambré.

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La prestigieuse Galerie Jacques Lacoste a exposé les designers des années 30 aux sixties, elle propose un ensemble de belles pièces du siècle dernier et signées Jean-Michel Frank, Diego Giacometti ou Max Ingrand. Evidemment on retrouve pas mal d’oeuvres du Corbusier mélangées à des pièces incontournables de Charlotte Perriand, Jean Prouvé ou Pierre Jeanneret chez LAFFANOUR – Galerie Downtown / Paris, spécialisée depuis près de 35 ans dans le design et le mobilier d’architecture.

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29ème Biennale de Paris
jusqu’au 17 septembre sous la Nef du Grand Palais, Paris