Pour les 40 ans du musée Beaubourg, des événements majeurs avaient été annoncé dont la rétrospective en cours qu’il ne faut pas manquer ! Après la Tate à Londres, le centre Pompidou a accueillit jusqu’au 23 octobre une rétrospective très complète du peintre britannique David Hockney, né en 1937. Je m’y suis donc rendue dès que possible (c’est à dire vers la fin de l’exposition)! Je voulais absolument la voir et (re)découvrir cet artiste que je ne connais pas très bien.
Pour le coup, allez-y ! Je n’ai vraiment pas été déçu… Une exposition riche de 160 œuvres ( photographies, dessins, vidéos, peintures…) et qui présente plus de 60 années de travail. J’apprends donc que David Hockney est un artiste ultra productif qui a commencé son art avant l’âge de 20 ans et qui fête en 2017 ses 80 printemps. Connaissant mal l’oeuvre de l’artiste, en déambulant au fil des salles, on s’aperçoit à quel point le travail d’Hockney est varié, tant par le style et la diversité des œuvres. J’ai découvert des portraits, des paysages, mais également de la photo, des collages, des gravures… L’artiste utilise même la technologie moderne pour servir son art comme un iPad pour réaliser certains de ses dessins.
Of course, on admire la célèbre série des Pools, les paysages anglais superbes ou les fameux double portraits…
” Cette rétrospective est pensée chronologiquement. Chaque pièce est dédiée à une étape des vies artistiques du peintre… On alterne entre de vastes salles lumineuses aux imposants tableaux fauves, et des pièces plus intimistes où sont exposés croquis et dessins. À Londres, où il étudie à une époque au Royal College of Art, Hockney explore l’art abstrait….et différents styles… Il met en place une idée qui ne le quittera jamais : la peinture et les images ont un rôle à jouer dans la société. Après un bref passage à New York – où il rencontre Andy Warhol en 1963 – Hockney part en Californie, pour trouver son destin… Sa vision hédoniste de la ville se retrouve dans ses peintures qui s’inscrivent dans le mouvement pop art… “
Premières années à Bradford (ville natale), admis à la Bradford School of Arts en 1953, Self-Portrait (1955)


Puis c’est la période des grandes toiles peintes en acrylique, qui a fait sa réputation de peintre d’une Californie hédoniste et moderne : A Bigger Splash (1967), Portrait of an Artist (Pool with Two Figures (1972)


Le talent de dessinateur de David Hockney est mis en valeur dans une section de la rétrospective, avec notamment Celia in Black Dress with White Flowers (1972)
La série des doubles portraits entre 1968 et 1971, grands tableaux pleins de lumière qui sont pour Hockney motif à des véritables études psychologiques : Christopher Isherwood and Don Bachardy, 1968
Au début de son séjour en Californie, Hockney est “confronté à la prééminence du discours formaliste” dans la peinture américaine et y répond à sa manière : Mt Fuji and Flowers (1972). A l’occasion de son activité de concepteur de décors et de costumes pour la scène, Hockney réalise des oeuvres originales par rapport au reste de sa production; Kerby (after Hogarth) Useful Knowledge(1975)

Années 1980, “Perspectives inversées” avec des couleurs éclatantes : Canyon Paintings (1978), Nichols Canyon (1980).

David Hockney est retourné en été 1997 dans son Yorkshire natal pour se rapprocher d’un ami mourant : les paysages anglais lui donnent une nouvelle inspiration, qu’on retrouve dans ses autres toiles., 9 Canvas Study of the Grand Canyon (1998).

Entre 2006 et 2007, Hockney continue de peindre sur le motif des paysages de son Yorkshire natal. Pour réaliser de grandes toiles, il peint sur place des fragments qu’il assemble ensuite. Bigger Trees near Warter or/ou Peinture sur le motif pour le Nouvel Âge Post-Photographique, 2007 (huile sur 50 toiles 459×1225 cm) ci dessous.
David Hockney a essayé de nombreuses techniques numériques à partir des années 2000, auxquelles la rétrospective fait également une large place : vidéos, images numériques notamment sur iPad. L’exposition s’achève sur des toiles très récentes, où il peint sur le motif ou en atelier son jardin de Santa Monica. Garden #3, (2016) Garden (2015), Garden with Blue Terrace (2015).


Exposition David Hockney
21 juin 2017 – 23 octobre 2017 de 11h à 21h ou de 11h à 23h – Centre Pompidou, Paris
