C’est la rentrée artistique à Paris, et on commence par la Biennale de Paris. Anciennement Biennale des Antiquaires, La Biennale Paris inaugurait sa 30ème édition du 6 au 15 septembre 2018 à son habitude au Grand Palais.
Organisée depuis 60 ans par le Syndicat national des antiquaires (SNA), elle a pour vocation d’assurer la défense et la promotion du métier d’antiquaire. Entre marchands prestigieux, galeries internationales et maisons de haute joaillerie, le grand public a de quoi être émerveillé, et le collectionneurs les plus exigeants, de quoi trouver leur bonheur. Depuis quelques années la biennale (aujourd’hui annuelle) arrive à intégrer les nouvelles réalités du marché de l’art. Les stands sont de plus en plus vaste afin de permettre aux galeries d’exposer davantage de meubles, tableaux et objets d’exception.

L’édition est placée sous le signe d’une nouvelle identité graphique. Cette année la scénographie est assurée par Jean-Charles de Castelbajac. Il imagine un genre de manège enchanté avec des voiles transparentes de couleurs. Il faut avouer que cela habille parfaitement le cœur de la nef du Grand Palais.
L’écrin accueillant les trésors Empire de la collection Chalençon. Passionné, celui qui a gagné à Drouot comme chez Christie’s son surnom d’« Empereur » ne passe pas inaperçu et s’en amuse. Fasciné par Napoléon depuis sa plus tendre enfance, c’est dès son adolescence que Pierre-Jean Chalençon fit l’acquisition de la toute première pièce de sa collection, une lettre autographe de l’Empereur. Bien vite, d’autres suivront. Aujourd’hui riche d’environ 1.200 objets, cet ensemble patiemment réuni constitue l’une des plus importantes collections napoléoniennes au monde. Riche de pièces de qualité muséale intimement connectées à la figure de Napoléon, à l’image de son portrait en Premier Consul par le baron Gros ou encore de l’un des deux chapeaux portés en 1809 lors de la bataille d’Essling, cette collection hors-norme s’attache également à évoquer les proches de l’Empereur : de Joséphine à Marie-Louise, de la famille Bonaparte aux illustres maréchaux, c’est toute l’élite impériale que célèbre la passion de Pierre-Jean Chalençon.


Antiquaires et design
La Galerie Yves Gastou a présenté une superbe pièce pour les amateurs de musique; Ovoid music device, des années 1970, une véritable pièce unique dessiné par le décorateur Pierre Tanter.


Vrai coup de coeur pour la séléction de la Galerie Jacques Lacoste. Spécialiste des Arts Décoratifs du XXème sicle, la galerie a présenté des créations françaises des années 1950. On retrouve des pièces de Jean Royère, Jean Prouvé, GIacometti etc.

Niveau art contemporain, on a trouvé pas mal de belles pièces. La Biennale se modernise et ne se focalise plus uniquement sur les antiquaires.
Opera Gallery présentait un super Tom Wesselmann, Sunset Nude (Variation #1), 2002. Bien que régulièrement associé au mouvement pop art, Wesselmann se distance souvent du groupe en indiquant que ses oeuvres intègrent, plutôt que critiquent, l’objet consumériste dans son art.
Ensuite on tombe nez à nez avec une des fameuses Nana de Niki de Saint-Phalle (1930-2002) (Nana Waldaff “last night I had a dream”, 1968, résine en relief et polyester peint), ou encore une immense scène de plage du grand Bernard Buffet .







Informations pratiques : du samedi 8 septembre au dimanche 16 septembre.
Lieu : Grand Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e.
Horaires : tous les jours de 12 h à 20 h. Nocturne le jeudi 13 septembre jusqu’à 22 h 30. Fermeture le dimanche 16 septembre à 18 h.
Tarifs : plein tarif 35 euros. Tarif réduit 30 euros. Etudiants et 12 à 18 ans : 20 euros. -12 ans : entrée gratuite.
Fréquentation attendue : plus de 40 000 visiteurs.
Nombre d’exposants : 85.
Lien site internet : https://www.biennale-paris.com/
