La rentrée culturelle à Paris promet de belles surprises… Puisque tout le monde y va de son grain de sel, moi aussi j’ai voulu faire ma sélection des expositions immanquable de cette rentrée 2018. A ne surtout pas manquer voici, pour moi, les rendez-vous à ne pas manquer…
1 “Jean-Michel Basquiat – Egon Schiele” à la Fondation Louis Vuitton

Evénement phare de cette rentrée 2018. La Fondation Louis Vuitton à son habitude nous sort le grand jeu et célèbre dès le 3 octobre l’artiste majeur du XXe siècle, Jean-Michel Basquiat. Une monographie contenant une centaine d’œuvres dantant de 1980 à 1988, se tiendra sur les quatre étages du “voilier de verre” made by par Frank Gehry. De la fameuse et célèbre série des Heads de 1981-1982 à la collaboration entre Basquiat et Warhol en passant par des inédits, on aura droit à une véritable rétrospective découvrant le talent précoce de l’artiste mort si jeune (à 28 ans). Basquiat s’est imposé comme véritable pionnier de la mouvance underground. A ne pas manquer en parallèle, l’exposition Egon Schiele qui a été pensée en miroir avec l’oeuvre de Basquiat, pour tout savoir sur l’expressionnisme.
Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele, du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019, Fondation Louis Vuitton, 8 Avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris
2 “Alphonse Mucha” au Musée du Luxembourg

Cette saison, c’est la bonne occasion de se rendre au Musée du Luxembourg pour découvrir ou redécouvrir Alphonse Mucha, digne représentant de l’Art Nouveau. Auteur de ces célèbres affiches avec ces femmes très stylisées, découvrez également ses planches d’illustrateur, ses photographies et études préparatoires, et même de petits bijoux rarement exposés. Ses affiches à l’effigie de femmes christiques, ont fait sa renommée à la fin du XIXème siècle. Pourtant, cet artiste veut également dépeindre l’histoire et la civilisation des peuples tchéque et slaves. Durant la dernière partie de sa vie, il peindra d’immenses toiles inspirées de son peuple. Le Musée du Luxembourg signe ici un hommage digne de ce nom à l’artiste tchèque.
Alphonse Mucha, du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019, Musée du Luxembourg, 19 Rue de Vaugirard 75006 Paris
3 “Picasso. Chefs d’oeuvre !” au Musée Picasso

Le Musée National Picasso-Paris présente en ce moment même (et oui elle a déjà commencé) Picasso. Chefs-d’œuvre ! qui interroge la notion de chef-d’œuvre en réunissant des œuvres emblématiques, mises en dialogue avec celles de d’autres artistes ainsi que des revues et écrits. Archives, prêts exceptionnels, œuvres exposées pour la première fois à Paris… L’exposition décrypte les œuvres pour savoir comment s’est forgé dans le temps leur statut de chefs-d’oeuvre.
Picasso. Chefs-d’oeuvre !, du 4 septembre au 13 janvier 2019, Musée National Picasso-Paris, 5 rue de Thorigny 75003 Paris
4 “Le Cubisme” au Centre Pompidou

Une petite leçon d’histoire de l’art ? Venez apprendre tout ce que vous devez savoir sur le cubisme à Beaubourg. La prochaine exposition du Centre Pompidou se présente presque comme bible de ce courant pictural majeur du début du XXème siècle. Picasso, Duchamp, Picabia, Delaunay, Braque, Léger, Derain… vous découvrirez et apprendrez des plus grands. Au total 300 oeuvres d’art dialoguent entre elles autour des étapes clés du mouvement, pour la première fois toutes réunies dans une seule exposition. Essayez de saisir l’écho du mouvement cubiste sur la société actuelle et ses arts.
Le Cubisme, du 17 octobre 2018 au 25 février 2019, Centre Pompidou, Place Georges Pompidou 75004 Paris
5 “Giacometti – Entre tradition et avant-garde” au Musée Maillol

Le Musée Maillol met en dialogue les oeuvres de l’artiste Giacometti avec celles des grands sculpteurs classiques et modernes de son époque. A travers un parcours chronologique et thématique, plus d’une cinquantaine de sculptures façonnées par la main franche de Giacometti discutera avec les grandes oeuvres d’autres artistes majeurs, qui l’ont influencé. L’exposition sera l’occasion notamment de redécouvrir ses premières œuvres rarement exposées (datant d’avant-guerre) et d’en apprendre un peu plus sur les débuts de cet artiste bien souvent précoce. Une visite enrichissante tout en comparant les créations de l’artiste avec celles de géants comme Rodin, Bourdelle et Maillol.
Giacometti – Entre tradition et avant-garde, du 14 septembre au 20 janvier 2019, Musée Maillol, 59-61 Rue de Grenelle 75007 Paris
6 “L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent”

En avril 1963 Yves Saint Laurent découvre la beauté du Japon. A Kyoto, il rencontre des courtisanes habillées en vêtements traditionnels. Préciosité de la soie, exotisme des motifs, rigueur des lignes… Les costumes japonais lui donne l’inspiration, il en fera une collection mémorable, celle de l’automne-hiver 1977, véritable hommage à la Chine impériale. Cette même année, il imagine le magnifique parfum Opium, aux sensations orientales. Au fil de ses collections, Yves Saint Laurent ne cessera de s’inspirer de l’Asie , le kimono, les manteaux de souverains indiens… On découvrira une cinquantaine de modèles haute couture inspirés de l’Inde, de la Chine et du Japon qui dialogueront avec des objets d’art asiatiques prêtés notamment par le Musée Guimet.
L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent, du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019, Musée Yves Saint Laurent, 5 Avenue Marceau 75116 Paris
7 “Miró” au Grand Palais

“Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème” disait Joan Miró. Et 35 ans après sa mort, son oeuvre continue d’éblouir. C’est pourquoi le Grand Palais présente une rétrospective de l’artiste avec plus de 150 œuvres, dont certaines inédites. Véritable ensorceleur et poète de la couleur, Miro continue va attirer votre curiosité et vous fasciner.
Miró, du 3 octobre 2018 au 4 février 2019, Grand Palais, Galeries nationales, 3 avenue du Général Eisenhower 75008 Paris
8 “Picasso. Bleu et rose” au Musée d’Orsay

En 1900, Pablo Ruiz, qui sera bientôt Picasso, débarque à Paris. A tout juste dix-huit ans, le jeune prodige espagnol produit des oeuvres remarquées, entre tableaux académiques à la ligne franche et créations plus personnelles au style déjà bien tranché, influencées par l’avant-garde barcelonaise. La capitale va complétement bouleverser le jeune artiste et sa manière de créer. De 1900 à 1906, son style artistique va peu à peu se dessiner au contact des peintres qu’il côtoie, des rencontres qui l’inspire et des paysages qu’il découvre. Il n’hésite pas à s’aventurer dans différents genres picturales et à questionner les concepts, tout en enrichissant sa palette de couleurs. Les couleurs, justement, Picasso va jouer avec elles durant cette période riche et florissante pour sa carrière qui débute. Les étudier, les mélanger, les associer, les transfigurer. L’artiste affine sa palette et s’intéresse notamment à la force du bleu et à la douceur du rose. De ses périodes dites bleue et rose, le Musée d’Orsay, en association avec le Musée national Picasso-Paris et la Fondation Beyeler, en a fait une exposition exceptionnelle, présentée en septembre prochain. Plus de 300 oeuvres seront réunies dans un parcours évoluant sur 1 500 m², de peintures phare comme rares, en passant par des sculptures et estampes, qui dialogueront avec des archives précieuses comme des photographies et lettres. En somme, un must-see pour mieux comprendre les premières années de l’artiste.
Picasso. Bleu et rose, du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019, Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris
9 “Carte Blanche à Tomás Saraceno” au Palais de Tokyo

La carte blanche de la rentrée du Palais de Tokyo est donnée à l’artiste Tomás Saraceno. Il va investir les 13 000 m² des espaces d’exposition le temps d’une exposition éphémère. Son crédo ? Croiser les arts, la science et l’architecture pour repenser poétiquement notre manière de voir le monde. L’espace d’exposition se transforme en membrane articulée autour d’agents humains et non humains, visibles comme invisibles, au rythme de sons et chorégraphies cosmiques. Un voyable interne (ou non) qui s’apprête à être inoubliable en interrogeant notre rapport à la nature et aux microcosmes qui dévoilent ici toute leur force artistique. L’artiste contemporain argentin est bien parti pour rester dans nos mémoires.
Carte Blanche à Tomás Saraceno – On Air, du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019, Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson 75116 Paris
