peintre

De ses peintures surgissent des visages désespérés, des regards absents, perdus, des blessures. Mais aussi depuis peu, des lueurs d’espoir, des renaissances, des couleurs de vie. Dans une autre vie, Fuad Kapidzic était vétérinaire à Sarajevo.
Dès cette époque, la peinture était déjà une passion. En 1992, l’inimaginable se produit. Un pays éclate, d’anciens voisins se déchirent, la guerre détruit villes, quartiers, habitations, peuples. Fuad Kapidzic part à pied et parvient à rejoindre les montagnes et arrive en Croatie. Le répit est bref, la guerre envahit toute la région. Il choisit alors de partir plus loin, en France. Ne pouvant exercer son métier, il se jette alors à corps perdu dans la peinture.
Il crée des collages à base d’affiches publicitaires déchirées dans le métro, et reconstruit un univers à l’image de la guerre qui détruit.






